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Lundi 20 février 2012 1 20 /02 /Fév /2012 17:32

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Charles Hubert Millevoye (1782-1816) écrit, à la même époque, un

poème en quatre chants intitulé « Alfred, roi d' Angleterre » dans lequel

il évoque, au premier chant, le combat d'Alfred et de Ubba le scandinave.

Voici le lien pour ce chant :

http://books.google.fr/books?id=MvgqAAAAYAAJ&pg=PA173&lpg=PA173&dq=alfred+roi+d'angleterre+millevoye

&source=bl&ots=oi7ZXo7CKl&sig=h-KY1a2BkJFec_2gYfU1ixJdSdw&hl=fr&sa=X&ei=89M4T_TdCKfA0QXHh4SaAg&sqi

=2&ved=0CE8Q6AEwCA#v=onepage&q&f=false

 

Charles Victor Prévost d'Arlincourt(1788-1856) écrivit un poème épique

intitulé « Charlemagne ou la Caroléide » dans lequel il exalte le courage et

la force des Scaldes ou Scandinaves :

« le Scalde voit la mort et rit... »

« être libre ou mourir est notre cri de guerre

   à haïr les tyrans nous instruisons la terre »

 

Joseph Arthur de Gobineau (1816-1882) est l'auteur d'un essai sur

l'inégalité des races humaines dans lequel il écrit à propos des Normands :

 

« Les Normands n'ont pas transformé le caractère de leurs sujets ;

ils étaient trop peu nombreux pour obtenir un pareil résultat. Ils se

sont perdus au sein des masses populeuses qui n'ont fait qu'augmenter

autour d'eux, et dans lesquelles les invasions tatares du moyen âge ont,

sans cesse et sans mesure, augmenté l'influence énervante

du sang finnique »

 

( NDLR : finnique= groupe de langues finno-ougriennes comprenant le

groupe balto-finnois, le groupe volgaïque et les langues permiennes.  

Source dictionnaire Larousse électronique)

 

Mais il est temps de laisser la parole àJean Renaud pour conclure :

 

«  Le thème des vikings revient sans cesse dans la littérature

française. Au moyen âge, les auteurs insistent sur leur nature

terrifiante. Au 18ème siècle, on oublie leur barbarie, on prône leur

supériorité. Lors de la vague romantique, on exalte leur esprit

d'aventure, leur férocité et leur bravoure. Chateaubriand s'intéresse

à eux, Leconte de Lisle leur fait une place dans sa poésie,

Victor Hugo rédige Athélie. Après un flot de poésie et d'écrits

régionalistes, les romanciers s'emparent du thème, à commencer

par Eugène Sue et, tout au long du 20ème siècle, ont peine à échapper

au tenace héritage romantique. »

 

Ne dit-on pas «  Charité bien ordonnée commence par soi-même »,

Jean Renaud, par modestie, n'a pas voulu, semble-t-il, faire sienne cette

devise et pourtant il est l'auteur de nombreux ouvrages sur les vikings

dont le livre ci-dessous « La Normandie et les Vikings »

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Par Pierre
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Samedi 18 février 2012 6 18 /02 /Fév /2012 18:11

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Montesquieu( 1689-1755) développe la théorie des climats dans l'essai

 philosophique « de l'esprit des lois »(1748)

« Vous trouverez dans les climats du nord des peuples qui ont peu de

   vices,  assez de vertus, beaucoup de sincérité et de franchise. »

«  Les peuples des pays chauds sont timides* comme les vieillards le sont ;

    ceux des  pays froids sont courageux comme le sont les jeunes gens. »

«  Nous sentons bien que les peuples du nord, transportés dans les pays

    du midi, n'y ont pas fait d'aussi belles actions** que leurs compatriotes

   qui, combattant dans leur propre climat, y jouissent de tout leur courage. »

* voilà une assertion étonnante, où sont l'exubérance et la propension à tout

   exagérer ??

** Montesquieu ne semble pas avoir eu connaissance de l'aventure des

   Normands en Italie du sud et en Sicile où ils se sont taillés un royaume à la

   force de leur épée,une aventure qui dura plus d'un siècle !

  J'ajouterai deux citations du philosophe qui conviennent bien à l'esprit des

  Normands

« L'histoire du commerce est celle de la communication des peuples. »

"Quand on veut gouverner les hommes, il ne faut pas les chasser devant

 soi, il faut les suivre."

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P.H Mallet ( 1730-1807) vécut longtemps au Danemark et occupa un poste

de professeur au collège royal de Copenhague.( un parallèle intéressant avec

notre conférencier qui, lui  aussi, enseigna à l'institut scandinave au Danemark 

presque deux siècles plus tard)

Mallet est l'auteur d'une histoire de « Dannemarc » publié en 1787

pour ceux que cela intéressent, voilà le lien vers une version numérisée

 

 

http://books.google.fr/booksid=EvQOAAAAQAAJ&printsec=frontcover&hl=fr&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false

 

 

Madame de Staël (1766-1817), de son vrai nom Anne Louise Germaine Necker

baronne de Stale Holstein, romancière et essayiste, a contribué à populariser les

œuvres romantiques des auteurs de langue germanique. L'écrivaine dénonçait

la stérilité, ou plutôt l'épuisement, du classicisme français. Elle attendait la

régénération par les auteurs du Nord. C'est, en effet, lors d'un voyage en

Allemagne qu'elle rencontre Goethe et Schiller pour lesquels elle éprouve une

grande admiration.

 

Par Pierre
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Jeudi 16 février 2012 4 16 /02 /Fév /2012 18:57

vikingblog1 

Jeudi 9 février, Jean Renaud a soutenu la gageure de dresser, en un peu plus

d'une heure, un panorama de la présence des vikings dans la littérature française

sur une période de un millénaire...et il l'a fait avec vélocité et abondance de citations !

Je ne reproduirai pas in extenso sa conférence, je n'en serai pas capable mais

j'ai choisi quelques uns des écrivains qu'il a cités soit pour des raisons historiques

soit pour les écrits intéressants qu'ils ont laissés

Le Viking ou plutôt devrais-je dire le Normand ( au sens premier, l'homme du    

nord),  tel Janus, est  un homme à deux visages, soit un barbare sanguinaire qui

pille, viole et tue sans aucun remord soit un aventurier capable de partir sur les

mers à la recherche de terres à dominer, un combattant redoutable, certes,

mais tolérant  voir chevaleresque.

Peut-être est-il les deux suivant les circonstances finalement ?

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Le premier des écrivains cités est Dudon de Saint Quentin ( 960 ? 1043?),

chroniqueur normand, attaché à une œuvre connue sous l'intitulé «  Historia Normannorum », un récit commandé par le Duc Richard 1er de Normandie

à la fin du 10ème siècle.

Le récit s'organise autour de quatre biographies :

Hastings (810-893), le Viking primitif, cruel, païen et barbare qui n'hésite

pas à revenir là où il a subi un échec, Rollon (845?-930?), le Viking, converti

au christianisme, qui devient le premier maître de la Normandie, Guillaume

Longue Epée, son fils, et, enfin, Richard 1er le petit fils.

Dudon montre donc les deux faces des Vikings, le bon et le méchant, pourtant

c'est l'image du méchant qui persistera dans la mémoire collective jusqu'à nos

jours.

 

Wace (1100?-1180?), dit aussi Guace ou Wistace, est un poète normand

auteur de l'œuvre majeure le Roman de Rou, chronique versifiée, qui raconte

l'histoire de Rou ou Roll c'est à dire Rollon dans laquelle il n'hésite pas à ajouter

des commentaires sur la vie et le caractère des personnages.

 vikingblog3

Cette image est tout fait appropriée pour introduire l'auteur suivant,

François Rabelais (1488?-1553) donne à Panurge la capacité de répondre à

Pantagruel en plusieurs langues dont le danois, langues existantes ou inventées

par Rabelais, avant de s'exprimer en français.

Voltaire (1694-1778) dans « l'essai sur les mœurs et l'esprit des nations »,  

consacre un chapitre, qui mérite d'être cité, sur les normands : quelques extraits

du chapitre 25

« Des Normands vers le 9ème siècle »

 

« Les Normands continuèrent leurs dévastations; mais, quoique ennemis

du nom chrétien, il ne leur vint jamais en pensée de forcer personne à

renoncer au christianisme.

Enfin Rollon ou Raoul, le plus illustre de ces brigands du Nord, après

avoir été chassé du Danemark, ayant rassemblé en Scandinavie tous

ceux qui voulurent s’attacher à sa fortune, tenta de nouvelles aventures,

et fonda l’espérance de sa grandeur sur la faiblesse de l’Europe.

Rollon fut le seul de ces barbares qui cessa d’en mériter le nom, en

cherchant un établissement fixe. Maître de Rouen sans peine, au lieu de

la détruire il en fit relever les murailles et les tours. Rouen devint sa

place d’armes; de là il volait tantôt en Angleterre; tantôt en France,

faisant la guerre avec politique comme avec fureur. »

 

Par Pierre
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Dimanche 15 janvier 2012 7 15 /01 /Jan /2012 11:08

Traduction : galette des Rois 2012  (petit Larousse français-anglais)

 La traditionnelle galette AVF était, cette année, placée sous le signe

 britannique, vous allez comprendre pourquoi !

Il y a quelques décennies, l'ORTF offrait régulièrement des pièces de

boulevard pour notre plus grand plaisir et la présentation commençait

presque toujours par:

" Les décors sont de Roger Hart et les costumes de Donald Caldwel..."

 ou l'inverse (l'orthographe des noms n'est peut-être pas exacte)

 Et bien, la galette AVF reprend cette annonce mais les noms ont changé

galette2012.1Les costumes sont de Nicole Imbert....

galette2012.2                                                      .....et la décoration de Nicole Gouye

  Mais, cette année, une innovation a fait son apparition,       le KARAOKE

   Chantal Haize et David Jonhson ( Dave pour les intimes) ont accompli

   un travail remarquable pour attirer des volontaires sur la scène

   Quand je vous disais que la version 2012 de la galette était britannique ! 

 

Par Pierre
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Samedi 7 janvier 2012 6 07 /01 /Jan /2012 11:57

Non il ne s'agit pas du concert du nouvel an quoique...

Vendredi 6 janvier, le groupe "marches courtes" s'était donné rendez-vous

au pied de l'église de Ryes pour une balade d'environ 7 kms (ou 2 heures),

la première rando de l'année 2012 passant par Saint Cômes et Asnelles sous

la conduite de votre serviteur.

Chantal, responsable de cette activité, nous avait préparé une surprise au retour.

RANDOVENDREDI2  Elle nous a offert la galette et le cidre bouché dans une ambiance toujours aussi   conviviale. Nous n'avons pas manqué de lui faire une ovation méritée

 RANDOVENDREDI

 

 

 

 

 

 

 

  

Par Pierre
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Mercredi 14 décembre 2011 3 14 /12 /Déc /2011 17:46

Dernière partie de cette journée si bien remplie.

Nous arrivons sur le parvis de la basilique vers 16h. Un peu en avance,

nous attendrons notre guide en goûtant, comme le lézard, aux derniers

rayons du soleil et à la chaleur de la pierre sur le parvis de la basilique

consacrée à Sainte Thérèse.

graindorgeblog11

 

Lorsque notre guide arrive, nous sommes déjà imprégnés de l'atmosphère

sacrée des lieux. Ses premières paroles nous laissent penser qu'il s'agit

sinon d'une sœur sûrement d'une oblate*. Je la nommerai Dame Maria

de la Logorrhée Thérèsienne, j'espère qu'on me pardonnera cette

appellation iconoclaste. Vous le comprendrez mieux si je vous dis qu'elle

nous a fait une visite de Sainte Thérèse plutôt qu'une visite de la Basilique,

mais après tout l'une ne va pas sans l'autre. Je résume ; la construction

a commencé en 1929 et la consécration a eu lieu en 1954, elle est le

deuxième lieu de pèlerinage en importance en France après Lourdes

bien entendu : Elle a été inscrite au titre des monuments historiques

le 14 décembre 2010 !

 

* une oblate est une personne laïque qui s'agrège à une congrégation monastique sans prononcer ses vœux, elle consacre sa vie au service des autres. (NDLR)

 

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Presque entièrement recouverte de mosaïques, l'intérieur de la Basilique

fait penser immanquablement à la Basilique Saint Marc à Venise sa

grande sœur aînée. Longue de 104 mètres, large de 50, le sommet de

son dôme culmine à 95 mètres.

Elle peut accueillir près de 4000 personnes !

 graindorgeblog13

 

Nous aurons tout juste le temps de pénétrer dans la crypte dans

laquelle le foisonnement des colonnes fait penser, toutes proportions

gardées, aux colonnes de la Cathédrale-Mosquée de Cordoue.

Nous apercevrons le reliquaire ( fabriqué à Vérone) dans lequel

reposent, maintenant, les dépouilles de Louis et Zélie Martin, les

parents de Thérèse, béatifiés le 19 octobre 2008 pour leur vie

exemplaire.

Mécréant je suis, mécréant je resterai. Pour autant, lorsque je visite

une cathédrale, une abbaye ou une petite église, c'est à chaque fois

le même étonnement, la même interrogation. Comment la foi religieuse,

surtout monothéiste, peut-elle engendrer, à la fois, le pire et le meilleur ?

Le pire, c'est l'inquisition, les massacres ici et ailleurs, anciens et actuels;

le meilleur, c'est l'architecture des basiliques, cathédrales, mosquées,

c'est l'art religieux, mosaïques, statues, peintures, c'est aussi la littérature....

toutes les formes d'art qui n'existeraient pas sans la foi.

 

Voilà un beau sujet de philosophie : « l'art existerait-il sans la foi ? »

vous avez quatre heures !

 

À bientôt pour d'autres questions.

 

Encore merci pour cette très belle et fructueuse journée à Chantal

et surtout Michel qui, malgré ses soucis de santé comme on peut le

voir sur la photo ci-dessous, a tenu à nous accompagner.

 graindorgeblog14

Par Pierre
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Jeudi 8 décembre 2011 4 08 /12 /Déc /2011 16:34

Nous déjeunons à l'hôtel de France, à Livarot, un repas simple d'un bon

rapport qualité/prix.

A quelques kilomètres, se trouve l'objet de notre deuxième visite, le château

de Saint Germain de Livet, patrimoine historique du pays d'Auge, appartenant

à la ville de Lisieux.

graindorgeblog7

Je crois que tous les membres du groupe sont restés bouche bée devant

ce petit bijou d'architecture d'époque renaissance. La décoration en damier

des murs avec des briques vernissées rouges et vertes donne l'illusion

d'un décor de théâtre ou de cinéma, l'ensemble a un charme fou.

Les photos ci-dessous montrent que l'envers vaut l'endroit !

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 Ce château musée, véritable joyau du pays d'Auge dont la construction est

due à Jean et Pierre de Tournebu au 15ème siècle, est entouré de douves.

Il réunit un manoir à pan de bois et une construction en pierre et brique

vernissée du Pré d'Auge (production qui a cessé). Mais le joyau de ce

château est la salle des offices (ou salle des gardes selon notre guide) dont

les murs sont recouverts de fresques murales du 16ème siècle inspirées

soit de la bible (ancien et nouveau testament) comme la photo de gauche,

la décapitation du général Holopherne par Judith, soit, comme en écho,

cette décapitation d'un chevalier (des histoires qui finissent mal pour celui

qui a perdu la tête!) Un tel ensemble est très rare dans un château et

nous l'apprécions à sa juste mesure.

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La famille Riesener, propriétaire du château jusqu'à une date récente, a fait

don du domaine à la ville de Lisieux en 1958 ainsi que les collections, mobilier

et œuvres d'art, présentes dans le château. Léon Riesener dont on peut voir,

ci-dessous, le portrait peint par Eugène Delacroix en 1835 est lui-même un

peintre lié au mouvement romantique apparu dans la première moitié du

19èmesiècle.

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En quittant le château, nous faisons quelques pas autour de l'église dans le jardin

de l'Abbé Marie lieu de mémoire et de détente avant de partir pour

Lisieux et sa basilique. suite dans la troisième et dernière partie

Par Pierre
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Jeudi 1 décembre 2011 4 01 /12 /Déc /2011 11:22

Voilà une belle trilogie que nous ont préparée Chantal et Michel ce

jeudi 17 novembre.

graindorgeblog1

Notre première étape est consacrée à la visite de l'entreprise Graindorge

située à Livarot, dans le pays d'Auge, comme vous pouvez le voir sur

la photo de gauche. Nous devons patienter un peu à la porte puis dans

le magasin d'entreprise devant lequel est exposé le camion de livraison

utilisé par Bernard Graindorge, fils du fondateur Eugène Graindorge,

camion avec lequel il livrait ses livarots pour les tables parisiennes.

 graindorgeblog2

Le petit fils du fondateur, Thierry Graindorge, donnera une impulsion

supplémentaire en proposant quatre sortes de fromages, le livarot,

le pont l’Évêque, le camembert et le neufchâtel, (tous ces fromages

sont des AOP, appellation d'origine protégée) et en adaptant l'outil de

production à la demande des consommateurs.

 graindorgeblog3

Nous visitons la fromagerie en empruntant un circuit très bien conçu

puisqu'il permet de voir toutes les étapes sans jamais être au contact

des produits.

 graindorgeblog4

Le lait est versé dans ces bacs blancs que vous voyez à la queue leu leu,

 il est emprésuré pour obtenir le caillé qui sera tranché puis malaxé afin

d'accélérer l'égouttage avant le brassage. Toutes ces opérations sont

réalisées par des robots (souvenez-vous des « temps modernes » de

Chaplin). L'opération suivante se fait à la main (ouf!) gantée

(enfin presque toujours...), le caillé est déposé dans des moules (cliches)

en bois ou en fer blanc ( à distance, il est difficile d'identifier le matériau

utilisé) puis légèrement pressé.

 graindorgeblog5

Posé sur des toiles, le fromage sera retourné plusieurs fois, salé et   

ressuyé en hâloir. Il part ensuite en cave pour affinage pendant quelques

mois.

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Le livarot subira un traitement particulier, lavé deux fois par semaine,

à l'eau tiède teintée de rocou ( fruit du roucou arbuste des régions

d'Amérique tropicale possédant une très forte teneur en vitamine A et

contenant beaucoup de sélénium, magnésium et calcium!) ce qui lui

donnera cette croûte rouge légèrement visqueuse. Le fromage sera

cerclé de 5 laîches pour le maintenir, opération essentiellement

manuelle qui requiert, semble-t-il, une certaine dextérité. Enfin, la

robotique reprend « la main » (si je puis dire) pour la dernière opération,

 l'emballage. La visite se termine par le passage obligé, la boutique

où nous pouvons déguster les différents fromages fabriqués sur place

( seul le Neufchâtel est fabriqué dans sa région d'origine, le pays de Brai)

 et acheter quelques fromages...(bonjour l'odeur dans les voitures !).

J'ai intitulé cet article « patrimoine gastronomique », titre parfaitement

justifié dans le cas de cette entreprise Graindorge qui produit des

 fromages de qualité. Je rappelle que, le 16 novembre 2010, le

« repas gastronomique des Français » a été déclaré patrimoine

culturel immatériel de l'humanité par l'UNESCO !

Un beau site à visiter pour compléter cet article :

                                            http://www.vimoutiers.net/vp/Livarot.htm

 

Par Pierre
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Dimanche 27 novembre 2011 7 27 /11 /Nov /2011 11:02
Le mois de novembre est, semble-t-il, favorable aux grands changements
et le Bessin est une terre bénie puisqu'elle voit arriver chaque année à la
même époque de nouveaux arrivants qui ne se grattent pas à moitié
comme le laisse supposer le titre un peu provocateur. Guidés par Odile 
Burot, certains d'entre eux ont visité le Bayeux historique dans l'après
midi du vendredi 18 novembre et, le soir, une foule nombreuse se pressait
dans la  grande salle de l'Hôtel du Doyen.
arrivantsblog1
D'abord pris en charge par les charmantes hôtesses de notre association
chargées de remettre un dossier d'accueil à chaque invité, les nouveaux
arrivants pénètrent dans la grande salle où les attendent Monsieur Patrick
Gomont, maire de Bayeux, ses adjoints et conseillers en toute simplicité
ainsi que Jacky Boutry notre président.
 arrivantsblog2
 
Après le discours d'usage du Maire présentant l'ensemble des possibilités
offertes par la ville et ses environs (et il y avait beaucoup à dire ce qui
explique la duréeeeee de l'allocution), notre Président invite les nouveaux
arrivants à ne pas hésiter à franchir la porte de notre local, sis 1 rue des
Cuisiniers dans cette belle maison d'époque médiévale( la maison d’Ève
tout un programme...) où ils pourront trouver un accueil chaleureux et
une écoute attentive. Tous les invités se dirigent vers le buffet pour
déguster un verre de cidre bouché ou un jus de fruit accompagné de
sablés d'Asnelles servis par le personnel de la mairie sous l’œil
bienveillant de la Grande Dame de Bayeux parée de ses lumières.
arrivantsblog3 
Pensez-vous que les choses en resteraient là ? Que nenni !
Vendredi 25 novembre, notre association accueillait les nouveaux
arrivants inscrits à AVF cette année mais aussi ceux et celles de
l'année dernière dans un esprit de convivialité et, après tout, c'est
normal puisque l'association a été créée pour cela. Comme chaque
année, les « accueillantes » ont encore mis les petits plats dans
les grands. 
 arrivantsblog4
Dans notre salle joliment décorée, nos hôtesse jouent leur rôle et
entament aussitôt les hostilités...euh...je veux dire les conversations 
tous azimuts !
Christian Reibre, chargé de souhaiter la bienvenue, fera un discours
dont la brièveté est un modèle du genre.
 arrivantsblog5
Toutes et tous se retrouvent autour du verre de l'amitié accompagné de
délicieux canapés (je ne vous dis que cela), je soupçonne, à ce propos,
d'anciens, voir très anciens, nouveaux arrivants d'être présents à cette
réunion fort sympathique pour retrouver le plaisir de les déguster
(c'est une nouvelle addiction!)
Quand je vous parlais au début de conversations tous azimuts dans
une ambiance chaleureuse, j'apporte la preuve avec cette vidéo...
 
                                                                    A l'année prochaine !
 
 
 
Par Pierre
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Mardi 22 novembre 2011 2 22 /11 /Nov /2011 17:55

 

Après notre repas à Saint Rémy du Val, nous arrivons, un peu en retard, à

Alençon pour la deuxième partie de notre visite découverte du patrimoine

alençonnais. Nous commençons par la visite guidée de la ville qui doit nous

conduire tout naturellement au musée de la dentelle d'Alençon..

Alençon s'est développée à l'origine dans un méandre de la rivière Sarthe,

à l'extrémité du plateau calcaire où se trouve l'actuel quartier Montsort, puis

s'est étendue, à partir du Xème siècle, dans l'encaissement marécageux.

Il me paraît difficile de rendre compte de tout ce que notre guide nous a dit

pendant notre déambulation dans la ville, qui réserve, parfois des surprises

cocasses comme cette cheminée improbable.

alençonblog10

 

Aussi, je retiendrai quatre choses qui, me semble-t-il, ont marqué l'histoire

d'Alençon.  Le château d'Alençon, appelé encore château des Ducs, fut

construit sous Pierre II, duc d'Alençon entre 1361 et 1404. Ironie de l'histoire,

c'est le petit fils de Marguerite de Navarre, Henri IV, qui démantèlera le

château dont il ne reste, maintenant, que le châtelet, une courtine (photo

ci-dessous), la tour couronnée et une poterne.

Classé monument historique en 1962, Il cesse d'être une maison d'arrêt

en 2010. La ville d'Alençon songe à en faire un lieu vivant, un lieu de mémoire.

alençonblog11 

 Marguerite d'Angoulême, appelée encore Marguerite d'Alençon quand elle

épousa le duc d'Alençon, n'eut pas une vie très joyeuse enfermée dans ce

sombre château médiéval où elle demeura après la mort de son époux.

La situation s'améliora nettement lorsque son frère cadet, François de

Valois-Angoulême, devint roi de France sous le nom de...François Ier.

Elle put donner toute la mesure de sa culture. Amoureuse des belles-lettres,

la duchesse Marguerite réunit à sa cour un grand nombre d’hommes de lettres,

dont les poursuites dirigées contre les partisans de la Réforme ne fit

qu’augmenter le nombre. C’est ainsi qu’Alençon devint l’asile de savants

persécutés au nombre desquels on comptait les hommes de lettres

comme Clément Marot, un des premiers grands poètes français, qui

deviendra son homme de chambre et dira d'elle :

« corps féminin, cœur d'homme, tête d'ange ». Grâce à la duchesse,

la réforme fut prêchée dans le duché d'Alençon, un bel exemple de tolérance. Malheureusement, les fanatismes des deux bords auront raison de ce havre

de paix. A sa mémoire, voilà quelques vers montrant qu'elle préfère l'amour

de Dieu à la crainte de Dieu :

                      « Je vous prie que ces fâcheux débats            

                          D'arbitre franc et libertés laissés            

                           Aux grands docteurs qui l'ayant ne l'ont pas.

                          D'inventions ont leur cœurs si pressés            

                          Que vérité n'y peut trouver sa place                

                                  Tant que soient leurs plaidoiries cessées

                          Mais quant à vous, quoi qu'on vous dise ou fasse

                          Soyez sûre qu'en liberté vous êtes

                          Si vous avez de Dieu l'amour et grâce. »

alençonblog12

L'église Notre Dame d'Alençon, élevée au rang de basilique mineure le

6 juin 2009 par le pape actuel, est située au cœur de la ville. Commencée

en 1356, la construction de la basilique fut achevée au 19èmesiècle.

Cet édifice gothique possède une nef à cinq travées de style gothique

flamboyant. Les verrières du 16èmesiècle, particulièrement remarquables,

illustrent au nord des thèmes de l'ancien testament et présentent

au sud des épisodes de la vie de Marie, chacun se répondant en quelque

sorte dans un dialogue biblique.

 alençonblog13

Le triple porche, de style gothique flamboyant élevé à partir de 1500, présente

au centre un remarquable travail de Jehan le Moyne, une sculpture représentant

la Transfiguration très originale pour l'époque.

Rappelons pour finir que Saint Thérèse de Lisieux a reçu le sacrement du baptême

le 4 janvier 1873 et  ses parents, Louis et Zélie Martin, se marièrent le 13 juillet

1858 dans cette basilique.

Lorsqu'on regarde la sculpture du porche central, l'expression qui vient à l'esprit

est « dentelle de pierre »,  ce n'est peut-être un hasard si, au début du 15èmesiècle,

apparaît la dentelle d'Alençon parfois appelée la « reine de la dentelle », dans

une concurrence avec le « point de Venise ». Vers les années 1660, Marthe La

Perrière invente le « point d’Alençon » qui obtient alors de Colbert un privilège de manufacture royale. Le  « point d’Alençon », dont le secret fut longtemps

jalousement gardé, est une dentelle à l’aiguille caractérisée par un réseau de

mailles bouclées, des points de fantaisie appelés « modes », des brodes

(mèches de fils recouvertes de points de feston serrés formant les reliefs)

recouvertes de points de boutonnière serrés et, après 1775, parfois faites

de crin de cheval. Le réseau de mailles bouclées est mis au point vers 1690,

 mais n’est appelé « point d’Alençon » que vers 1720. À partir de 1885

apparaissent les motifs ombrés (séries de points plus ou moins serrés de

manière à obtenir un effet de clair obscur).

Le musée de la dentelle n'autorisant pas l'usage de l'appareil photo, je vous

propose cette vidéo que vous   pourrez voir grâce au lien suivant :

http://www.youtube.com/watch?v=M8tNgeG3FPA

 

Nous ne pouvions pas quitter Alençon sans parler de Moulinex, une saga

industrielle qui commence en   1937 avec Jean Mantelet et qui s'achève en

1991 avec la disparition de son fondateur, un fiasco industriel !

 

Lorsque nous quittons Alençon, la « troupe » est fatiguée et pourtant notre

 voyage n'est pas fini. Une très   belle surprise nous attend dans un petit

village situé à 15 km au sud-ouest d'Alençon, Saint Céneri le Gérei.

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Posé dans une boucle de la Sarthe qu'enjambe un petit pont, le bourg

possède une église romane du 11ème  siècle aux fresques exceptionnelles.

 Ces peintures murales présentes dans le chœur datent des 12ème14ème et

15ème siècle. La photo de gauche   représente «la Vierge au manteau», au

centre on peut voir « la pesée de l'âme » (cela vous rappelle  quelque chose ?),

 et sur la photo de droite, vous aurez reconnu « le christ en majesté ».

 

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Sur l'autre rive de la Sarthe, cette charmante chapelle du 15ème siècle est posée

dans une prairie, gardienne  d'une source miraculeuse, née de la prière de

Saint Céneri, ayant le pouvoir de guérir certaines maladies  des yeux...

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Une charmante autochtone qui faisait sa promenade vespérale nous fit part

d'une pratique ancienne des jeunes giroises désireuses de se bien marier,

elles plantaient une épine dans le pied de la  statue du Saint présente dans

cette chapelle. Nul doute que ce pauvre Saint Céneri a vécu un enfer !

 Nous quittons Saint Céneri le Gérei en passant devant ce buste de Paul Saïn,

 réalisé par Malézieux en 2003, qui rappelle que, chaque année à la pentecôte,

des peintres se réunissent en souvenir d'illustres prédécesseurs, Courbet, Corot...

Grand merci à Chantal qui nous a préparé, encore une fois, une journée pleine

de découvertes.

Par Pierre
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