les activités d'avf en images
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Après notre repas à Saint Rémy du Val, nous arrivons, un peu en retard, à
Alençon pour la deuxième partie de notre visite découverte du patrimoine
alençonnais. Nous commençons par la visite guidée de la ville qui doit nous
conduire tout naturellement au musée de la dentelle d'Alençon..
Alençon s'est développée à l'origine dans un méandre de la rivière Sarthe,
à l'extrémité du plateau calcaire où se trouve l'actuel quartier Montsort, puis
s'est étendue, à partir du Xème siècle, dans l'encaissement marécageux.
Il me paraît difficile de rendre compte de tout ce que notre guide nous a dit
pendant notre déambulation dans la ville, qui réserve, parfois des surprises
cocasses comme cette cheminée improbable.
Aussi, je retiendrai quatre choses qui, me semble-t-il, ont marqué l'histoire
d'Alençon. Le château d'Alençon, appelé encore château des Ducs, fut
construit sous Pierre II, duc d'Alençon entre 1361 et 1404. Ironie de l'histoire,
c'est le petit fils de Marguerite de Navarre, Henri IV, qui démantèlera le
château dont il ne reste, maintenant, que le châtelet, une courtine (photo
ci-dessous), la tour couronnée et une poterne.
Classé monument historique en 1962, Il cesse d'être une maison d'arrêt
en 2010. La ville d'Alençon songe à en faire un lieu vivant, un lieu de mémoire.
Marguerite d'Angoulême, appelée encore Marguerite d'Alençon quand elle
épousa le duc d'Alençon, n'eut pas une vie très joyeuse enfermée dans ce
sombre château médiéval où elle demeura après la mort de son époux.
La situation s'améliora nettement lorsque son frère cadet, François de
Valois-Angoulême, devint roi de France sous le nom de...François Ier.
Elle put donner toute la mesure de sa culture. Amoureuse des belles-lettres,
la duchesse Marguerite réunit à sa cour un grand nombre d’hommes de lettres,
dont les poursuites dirigées contre les partisans de la Réforme ne fit
qu’augmenter le nombre. C’est ainsi qu’Alençon devint l’asile de savants
persécutés au nombre desquels on comptait les hommes de lettres
comme Clément Marot, un des premiers grands poètes français, qui
deviendra son homme de chambre et dira d'elle :
« corps féminin, cœur d'homme, tête d'ange ». Grâce à la duchesse,
la réforme fut prêchée dans le duché d'Alençon, un bel exemple de tolérance. Malheureusement, les fanatismes des deux bords auront raison de ce havre
de paix. A sa mémoire, voilà quelques vers montrant qu'elle préfère l'amour
de Dieu à la crainte de Dieu :
« Je vous prie que ces fâcheux débats
D'arbitre franc et libertés laissés
Aux grands docteurs qui l'ayant ne l'ont pas.
D'inventions ont leur cœurs si pressés
Que vérité n'y peut trouver sa place
Tant que soient leurs plaidoiries cessées
Mais quant à vous, quoi qu'on vous dise ou fasse
Soyez sûre qu'en liberté vous êtes
Si vous avez de Dieu l'amour et grâce. »
L'église Notre Dame d'Alençon, élevée au rang de basilique mineure le
6 juin 2009 par le pape actuel, est située au cœur de la ville. Commencée
en 1356, la construction de la basilique fut achevée au 19èmesiècle.
Cet édifice gothique possède une nef à cinq travées de style gothique
flamboyant. Les verrières du 16èmesiècle, particulièrement remarquables,
illustrent au nord des thèmes de l'ancien testament et présentent
au sud des épisodes de la vie de Marie, chacun se répondant en quelque
sorte dans un dialogue biblique.
Le triple porche, de style gothique flamboyant élevé à partir de 1500, présente
au centre un remarquable travail de Jehan le Moyne, une sculpture représentant
la Transfiguration très originale pour l'époque.
Rappelons pour finir que Saint Thérèse de Lisieux a reçu le sacrement du baptême
le 4 janvier 1873 et ses parents, Louis et Zélie Martin, se marièrent le 13 juillet
1858 dans cette basilique.
Lorsqu'on regarde la sculpture du porche central, l'expression qui vient à l'esprit
est « dentelle de pierre », ce n'est peut-être un hasard si, au début du 15èmesiècle,
apparaît la dentelle d'Alençon parfois appelée la « reine de la dentelle », dans
une concurrence avec le « point de Venise ». Vers les années 1660, Marthe La
Perrière invente le « point d’Alençon » qui obtient alors de Colbert un privilège de manufacture royale. Le « point d’Alençon », dont le secret fut longtemps
jalousement gardé, est une dentelle à l’aiguille caractérisée par un réseau de
mailles bouclées, des points de fantaisie appelés « modes », des brodes
(mèches de fils recouvertes de points de feston serrés formant les reliefs)
recouvertes de points de boutonnière serrés et, après 1775, parfois faites
de crin de cheval. Le réseau de mailles bouclées est mis au point vers 1690,
mais n’est appelé « point d’Alençon » que vers 1720. À partir de 1885
apparaissent les motifs ombrés (séries de points plus ou moins serrés de
manière à obtenir un effet de clair obscur).
Le musée de la dentelle n'autorisant pas l'usage de l'appareil photo, je vous
propose cette vidéo que vous pourrez voir grâce au lien suivant :
http://www.youtube.com/watch?v=M8tNgeG3FPA
Nous ne pouvions pas quitter Alençon sans parler de Moulinex, une saga
industrielle qui commence en 1937 avec Jean Mantelet et qui s'achève en
1991 avec la disparition de son fondateur, un fiasco industriel !
Lorsque nous quittons Alençon, la « troupe » est fatiguée et pourtant notre
voyage n'est pas fini. Une très belle surprise nous attend dans un petit
village situé à 15 km au sud-ouest d'Alençon, Saint Céneri le Gérei.
Posé dans une boucle de la Sarthe qu'enjambe un petit pont, le bourg
possède une église romane du 11ème siècle aux fresques exceptionnelles.
Ces peintures murales présentes dans le chœur datent des 12ème14ème et
15ème siècle. La photo de gauche représente «la Vierge au manteau», au
centre on peut voir « la pesée de l'âme » (cela vous rappelle quelque chose ?),
et sur la photo de droite, vous aurez reconnu « le christ en majesté ».
Sur l'autre rive de la Sarthe, cette charmante chapelle du 15ème siècle est posée
dans une prairie, gardienne d'une source miraculeuse, née de la prière de
Saint Céneri, ayant le pouvoir de guérir certaines maladies des yeux...
Une charmante autochtone qui faisait sa promenade vespérale nous fit part
d'une pratique ancienne des jeunes giroises désireuses de se bien marier,
elles plantaient une épine dans le pied de la statue du Saint présente dans
cette chapelle. Nul doute que ce pauvre Saint Céneri a vécu un enfer !
Nous quittons Saint Céneri le Gérei en passant devant ce buste de Paul Saïn,
réalisé par Malézieux en 2003, qui rappelle que, chaque année à la pentecôte,
des peintres se réunissent en souvenir d'illustres prédécesseurs, Courbet, Corot...
Grand merci à Chantal qui nous a préparé, encore une fois, une journée pleine
de découvertes.
Ceux qui ont assisté à la conférence de Claude, jeudi dernier, auront
reconnu ce que représente cette photo intitulée « Irrgang » ( dédale
ou labyrinthe) en hommage à...Herbert von Karajan.
Vous l'aurez compris, le thème de cette conférence était
« le chef d'orchestre, star,autocrate ou médiateur ? »
Dans une première partie, Claude nous emmène à la recherche des
premiers chefs d'orchestre à travers l'histoire...
Bon, il est vrai qu'au néolithique il n'existe pas de peintures rupestres
prouvant l'existence d'un chef d'orchestre, pourtant ne dit-on pas
« j'aime le son du chœur au fond des grottes... »enfin je crois...
C'est au 17ème siècle que le chef d'orchestre apparaît lorsqu'il faut
coordonner chœur et ensemble musical, celui-ci utilise, comme le
montre l'image, un papier roulé pour diriger.
Enfin, la baguette sera l'instrument de prédilection de nombreux
chefs à partir de la deuxième moitié du 19ème siècle. Verra-t-on,
un jour, un robot comme Asimov*, dirigé un orchestre ?
*Asimov, comme beaucoup d'amateurs de roman de science
fiction le savent, est un écrivain dont le thème favori est
la robotique (NDLR)
« Attends, Pierre, attends ! Je t'ai trouvé une baguette dans le Chemin
de Traverse à Londres, je t'assure que cela fait plus classe ! »
« Écoute, Simon, tu me fatigues avec ta baguette miracle, tu sais ce que
tu peux en faire... ? Des petits fagots ! » (avouez que vous avez eu peur).
Après ce dialogue imaginaire, revenons
à nos moutons...à nos chefs d'orchestre plutôt :
Après l'historique, Claude nous montre, exemples musicaux à l'appui, la
nécessité d'un chef d'orchestre face à la complexité des partitions
gourmandes en nombre de musiciens. En effet, si un concerto peut encore
être dirigé par le soliste hors la présence d'un chef, les symphonies, surtout
dans la deuxième moitié du 19ème, mettent en jeu un si grand nombre de
pupitres et les musiciens qui vont avec, bien sûr, qu'il est indispensable
de les coordonner. Le chef d'orchestre, dès lors, s'est imposé au point de
devenir une vocation pour de nombreux musiciens.
Parmi ceux-ci, on trouve les compositeurs qui dirigent leurs propres
créations( pas toujours avec bonheur), ce qui paraît naturel, ou les
œuvres d'autres compositeurs, des solistes qui, par goût ou par nécessité,
embrassent cette carrière ou, encore, des musiciens qui, après avoir
pratiqué un ou plusieurs instruments, suivent la formation de chef
d'orchestre dispensée dans les conservatoires.
Pour finir, notre conférencier montrera la variété des comportements de
nombreux chefs, variété qui va de la plus grande sobriété de gestes à
une gestuelle tellement excessive qu'elle peut conduire à l'évanouissement
ce qui arriva à Ricardo Mutti le 4 février dernier !
Alors, le chef d'orchestre est-il une star, un autocrate ( c'est à dire le seul
maître après Dieu sur son navire orchestral) ou un médiateur ?
De cette conférence, on peut dire qu'il porte, presque toujours, une de
ces trois étiquettes, souvent on peut lui attribuer deux de ces rôles et,
très rarement, les trois à la fois.
Comme l'a suggéré un auditeur attentif à la fin de la conférence, il reste
à aborder le rôle du chef d'orchestre dans l'interprétation des œuvres
qu'il dirige : vaste sujet....
Puis-je poser une autre question à la cantonade ? Tu puis-je !
« comment écrit-on chef d'orchestre au féminin ? »
n'hésitez pas à répondre par un commentaire
(je rappelle qu'il existe à la fin de l'article une rubrique commentaire, il
suffit de cliquer dessus et d'écrire votre commentaire dans la fenêtre
qui s'ouvre)
Je laisse le mot de la fin à ce célèbre chef d'orchestre...
« C'était bien, c'était trèèèèèès bien ! »
Tel était le programme de notre voyage le jeudi 20 octobre à la
découverte du patrimoine autour d'Alençon
En route, nous verrons le soleil se lever sur la campagne.
Nous arrivons assez tôt sur les lieux de notre première visite, le logis
de Moullins, Manoir de Saint Rémy du Val.
Nous ne verrons pas le manoir de nuit ou sous la neige mais en
pleine lumière en traversant cette très belle porte charretière aux
allures défensives
Nous sommes accueillis par Kathryn Fabre, châtelaine (ou devrais-je
dire «manoiraine» ) de ce lieu , qui nous fait une présentation rapide
de ce superbe ensemble.

Cet exemple unique de l'architecture des XIVème, XVème et XVIème
siècles comprend un logis abbatiale (1500-1510), une chapelle
castrale (1500-1527) et un manoir halle à triple nef (1300-1340).
Il existait aussi un pigeonnier mais il ne reste plus que la trace de
celui-ci dans un angle de la cour intérieure.
Très rapidement, Philippe, mari de notre hôtesse, vient compléter
cette présentation avec des détails historiques et architecturaux.
Entré dans la dépendance de l'abbaye mancelle de la Couture* à
la fin du Xème siècle, ce site est initialement un prieuré important
auquel est adjoint, probablement au début du XVIème siècle, un
logis abbatial aux allures de manoir. De l'agencement du prieuré,
qui devait regrouper plusieurs bâtiments, seule subsiste la chapelle
qui conserve des vestiges gothiques flamboyants. Le logis en
équerre est articulé autour d'une tour d'escalier polygonale.
Avec ses fenêtres à meneaux et ses lucarnes à gâbles, le style
est essentiellement gothique, toutefois, les éléments
greffés en arrière du corps principal suggèrent une construction
en plusieurs phases.
*la Couture est à prendre au sens de la culture, culture de Dieu
bien sûr : Philippe, notre guide, nous a expliqué qu'il existait
deux façons de défendre une possession, soit construire une
ou des places fortes avec la soldatesque en conséquence,
soit sacraliser la terre en y installant des moines chargés de
la mettre en valeur. Mais, vous l'aurez compris, cette dernière
option ne mettait pas monastères et abbayes à l'abri des
brigands, mercenaires et surtout des anglais !
Kathryn et Philippe Fabre ont acquis cet ensemble en 1982 et,
depuis, ils n'ont pas cessé de rendre à ce logis médiéval sa
splendeur passée. Je laisse la parole à Kathrin avec son délicieux
accent anglais:
« Mon mari a eu un coup de foudre pour cette demeure.
Moi je rêvais plutôt d'une petite gentilhommière du XVIIIème
siècle. A l'époque, nous n'habitions pas en France.
Mon beau-père nous a envoyé cinq propositions de maisons.
Quand nous avons parlé de Moullins, j'ai dit que c'était
« gorgeous ! ». Mais on ne s'est pas bien compris.
C'était « fabuleux », oui, mais pour d'autres pas pour moi ! »
Le logis a été superbement rénové dans le style supposé ( car il ne
reste pas de documents de référence) d'époque médiévale même
si, dans la tour d'escalier, on peut observer quelques curiosités
comme ces meurtrières et cette échauguette (qui pourrait tout
aussi bien être une latrine) habituellement présentes dans les
tours de défense ce qui n'est pas le cas de cette tour.
Mais, après tout, Kathryn et Philippe peuvent se faire plaisir
en donnant à leur logis quelques attributs des châteaux...
Après 29 années de travaux avec des hauts et des bas ( je parle
du moral!), il reste deux chantiers, la chapelle dédiée à Sainte
Catherine, donc à notre hôtesse, dans laquelle les propriétaires
ont découvert un retable finement sculpté dont ils ont pu recon-
stituer l'histoire « fabriqué à Tours entre 1522 et 1527 par
Guillaume Regnault » et Le manoir-halle à triple nef, une immense
salle de réception, à l'origine de 360 m2 sur 15 m de haut dont le
seul autre exemple connu dans le Maine est le manoir halle
des Comtes du Maine au Mans ( palais Comtal).
L'histoire a parfois des détours ironiques puisque ce manoir halle
a été incendié en 1417 par l'armée anglaise et, presque 600 ans
plus tard, c'est une anglaise qui participe à sa reconstruction, farce
du destin ou justice immanente..chacun choisira selon sa croyance.
Notons que les ouvriers, qui travaillent actuellement à l'intérieur de
ce manoir, n'ont pas droit à l'erreur sinon ils sont cloués au pilori,
« dura lex britannicus sed lex » la loi anglaise est dure mais c'est
la loi ( traduction libre).
Après la visite de l'intérieur du logis où, par respect de l'intimité
de nos hôtes, je n'ai pas pris de photos, Kathryn nous entraîne
vers un lieu de débauche, « son café texan » ! jugez plutôt avec
ces clichés...
Ces fresques, d'une certaine légèreté, ont été laissées en
souvenir par des soldats allemands pendant la dernière guerre.
Je laisse à nos distingués germanistes le soin de traduire ce qui
est écrit sur le mur. Nous quittons assez tardivement les lieux
sans savoir que quelques instants plus tard nous allions vivre
un incident dont les conséquences auraient pu être beaucoup
plus graves sans le sang-froid de notre chauffeur.
Nous déjeunerons fort convenablement à Saint Rémy du Val,
connu dans le monde entier, non pas pour son restaurant, pour
la découverte de cet élasmosaure un plésiosaure de la fin du
crétacé, spécimen d'une grande valeur car relativement complet.
http://www.dailymotion.com/video/xc3bs6_le-logis-du-moulin-a-saint-remy-du_creation
Soucieux de maintenir un niveau intellectuel très élevé à AVF Bayeux,
je soumet à votre sagacité cette brillante démonstration d' un étudiant,
en chimie, de Nanterre qui répond à la question « bonus » suivante
« L'enfer est-il exothermique ou endothermique ? » proposée à la fin
d'une épreuve de chimie.
( exothermique=qui dégage de la chaleur, endothermique=qui absorbe
de la chaleur NDLR)
Premièrement, nous avons besoin de connaître comment varie la
masse de l'enfer avec le temps. Nous avons besoin de connaître à
quel taux les âmes entrent et sortent de l'enfer. Je pense que nous
pouvons assurer sans risques qu'une fois entrées en enfer, les âmes n'en ressortiront plus. Du coup aucune âme ne sort.
De même, pour le calcul du nombre d'entrées des âmes en enfer, nous
devons regarder le fonctionnement des différentes religions qui existent
de par le monde aujourd'hui.
La plupart de ces religions affirment que, si vous n'êtes pas membre
de leur religion, vous irez en enfer. Comme il existe plus d'une religion
exprimant cette règle et comme les gens n'appartiennent pas à plus d'une religion, nous pouvons projeter que toutes les âmes vont en enfer...
Maintenant, regardons la vitesse de changement de volume de l'enfer
parce que la loi de Boyle spécifie que « pour que la pression et la
température restent identiques en enfer, le volume de l'enfer doit
se dilater proportionnellement l'entrée des âmes ». Par conséquent,
cela donne deux possibilités.
Si l'enfer se dilate à une moindre vitesse que l'entrée des âmes en
enfer, alors la température et la pression en enfer augmenteront
indéfiniment jusqu'à ce que l'enfer éclate.
Si l'enfer se dilate à une vitesse supérieure à la vitesse d'entrée des
âmes en enfer, alors la température diminuera jusqu'à ce que l'enfer
gèle.
Laquelle choisir ?
Si nous acceptons le postulat de ma camarade de classe Jessica m'ayant
affirmé durant ma première année d'étudiant « il fera froid en enfer
avant que je couche avec toi », et en tenant compte du fait que j'ai
couché avec elle la nuit dernière, alors l'hypothèse doit être vraie.
Ainsi, je suis sûr que l'enfer est exothermique et a déjà gelé...
Le corollaire de cette théorie c'est que, comme l'enfer a déjà gelé,
il s'ensuit qu'il n'accepte plus aucune âme et du coup qu'il n'existe
plus...laissant ainsi seul le Paradis et prouvant l'existence d'un être
divin ce qui explique pourquoi, la nuit dernière, Jessica n'arrêtait pas
de crier « Oh...mon Dieu !... ».
Cet étudiant est le seul ayant reçu la note 20/20 !
Certains d'entre vous ont, peut-être, déjà vu ce texte qui a été publié sur internet
il y a deux ou trois ans, je les prie de m'excuser.
SEPTEMBRE 2011
Cette année, la reprise des activités peut paraître un peu tardive, c’est dû à la date de la réunion de rentrée, la salle n’étant pas libre. L’année prochaine, nous essaierons de faire différemment.
Pour les réinscriptions et les nouvelles inscriptions, ouverture du
local les lundi 12, mardi 13, jeudi 15 et vendredi 16 Sept., de
14 h 30 à 17 h.
La conversation Anglaise aura lieu les 2eet 4e jeudis de chaque mois, sauf en septembre, elle aura lieu le 29 et en octobre, ce sera les 13 et 20.
En ce qui concerne les animations Internet et Photos numériques, elles ne commenceront qu’à partir de Janvier 2012.
Mercredi 14 : Réunion de rentrée. Salle Saint Laurent à 14 h 30. Aucune adhésion ne sera prise sur place. Cette réunion permettra une présentation de toutes les Activités.
Lundi 19 : Reprise de toutes les activités.
Vendredi 23 : Dictée à 14 h 30 au local.
Jeudi 29 : Réunion de rentrée régionale, à Montivilliers.
Jeudi 29 : Conversation anglaise, de 10 h à 11 h 30 au local.
Jeudi 29 : Découverte du Patrimoine : « Visite guidée de l'exposition RUSSIE VIKING au musée de Normandie », à Caen. - Goûter au café Mancel. Départ 13h 30, parking rue de Bretagne, en véhicule particulier. - Retour vers 18 h. Tarif fixe : 9 euros + le montant de la visite guidée qui sera déterminé suivant le nombre de participants. Plus vous serez nombreux, plus il sera réduit. Inscription dès la rentrée.
OCTOBRE 2011
Lundi 3 : Le Geste qui sauve, au local, à partir de 9 h. Attention, il faut au moins 10 participants pour faire l’animation. Inscription dès maintenant.
Jeudi 6 : Visite d’entreprise. Ets Turgis à Noron la Poterie. Départ parking rue de Bretagne à 13 h 30. 2 € à régler sur place. Inscription dès maintenant.
Lundi 10 : Réunion du Bureau, au local, à 17 h 30.
Jeudi 13 : Conversation anglaise, de 10 h à 11 h 30 au local.
Jeudi 13 : Conférence : Toutes les indications seront données ultérieurement par Internet et au local ; à l’Espace Saint Patrice à 14 h 30. Entrée libre. Amenez vos amis.
Lundi 17 : Le Geste qui sauve, au local, à partir de 9 h. Attention, il faut au moins 10 participants pour faire l’animation. Inscription dès maintenant.
Lundi17 : Réunion du Conseil d'Administration, au local, à 17 h 30.
Mercredi 19 : Cuisine au Lycée Arcisse de Caumont. Les animatrices et les plats vous seront communiqués ultérieurement. A partir de 16 h 30.
Jeudi 20 : Conversation anglaise, de 10 h à 11 h 30 au local.
Jeudi 20 : Découverte du Patrimoine :
« Vers ALENCON ». Départ 7 h 45 parking d'Ornano en car. - 10 h : Visite du Logis de Moullins, manoir de
Saint Rémy du Val. Son incroyable propriétaire vous racontera avec passion les péripéties de la restauration de son manoir. - Déjeuner à St Rémy du Val – 14 h/14 h 30 : Visite guidée
d'Alençon, du musée des Beaux Arts (peinture et dentelles) et passage à la magnifique bibliothèque. Halte à Saint Céneri de Gerei. - Retour vers 20 h/20 h 30. - Inscriptions à partir du 3 octobre
2011
Vendredi 21 : Dictée à 14 h 30 au local.
Comme vous pourrez le constater ci-après, les deux sont possibles à condition
de le faire dans le bon ordre ! Je laisse la parole à Pierre Anne, co-animateur
avec Eric Drudi, de l'atelier d'écriture.
L’atelier écriture 001
C’est la fin de l’année et les animateurs de l’atelier écriture ont décidé de faire
leur dernière séance dans un jardin bayeusain, voulant ainsi établir un rapport
avec l’un des thèmes proposé cette année, intitulé le jardin.
Au
milieu des roses, ils ont mis au point ce qu’ils feront le jour de l’exposition.
Puis chacun a lu ce qu’il avait écrit le mois passé sur le thème choisi (après force libations...NDLR)
En voici un exemple :
FRENESIE…
" Quelle nuit !...
Ma chambre, théâtre de notre corps à corps nocturne, a retrouvé, ce matin, la
sérénité protectrice habituelle qui m’enveloppe lorsque, seul, je m’y évade dans les
pages d’un livre.
Quelle nuit !...
Mais, pourquoi m’as-tu quitté de si bonne heure, si discrètement, comme si rien ne
s’était passé entre nous ? Pourquoi as-tu montré tant de précautions, au lever du jour,
en me sevrant d’un ultime contact avant de délaisser le lieu de nos échanges passionnés ?
Peut-être as-tu profité de mon sommeil réparateur pour me gratifier, à mon insu,
d’un dernier effleurement… Si c’est le cas, comme je regrette mon indifférence
involontaire et pourtant coupable ! J’aurais tant aimé, de mes yeux embrumés,
te découvrir une dernière fois, au milieu des rais de soleil aux poussières dansantes
qui filtrent entre mes persiennes.
Quelle nuit !...
Nu, assis en tailleur au centre de mon lit, j’évalue, d’un lent regard circulaire, les
traces laissées par nos actes si peu contrôlés.
La couverture de laine beige n’est plus qu’un monticule informe au pied de ma couche.
Bah ! C’est une position fréquente en cette période de l’année ; les nuits de juin sont si
chaudes. Tu ne dois donc pas te sentir la cause de cet aspect négligé de mon
environnement.
Sans doute, ta présence a-t-elle entraîné ce bouchonnage inesthétique des draps sur
lesquels je tente, en ce moment, d’échapper à une torpeur envahissante. Je serais
mesquin de t’en attribuer l’unique responsabilité… Je ne te condamnerai pas
non plus pour ce pantalon et cette chemise gisant tirebouchonnés au pied de
la chaise de mon bureau : il fallait faire si vite ! Pourquoi, enfin, te reprocherais-je
la situation de ma chaussure gauche dont la position en équilibre au bas de la porte
Mon regard parcourt la base des quatre murs tapissés de velours grenat. Alors que
des stries d’or illuminent la paroi face à la fenêtre, l’angle, à droite de la baie, reste
dans l’ombre. Si seulement tu avais eu l’heureuse idée de me taquiner en te cachant
dans la pénombre pour mieux apparaître à mon réveil. J’esquisse un sourire dépité.
Je ne suis qu’un doux rêveur : aucun signe de vie dans ce recoin mystérieux.
Ma déception me fait incliner la tête, menton sur la poitrine.
J’imagine l’image lamentable que je dois offrir : un physique vidé de son tonus,
des cheveux broussailleux, des paupières enflées, une barbe naissante et ces marques
que tes assauts ont laissées sur ma peau. Car tu ne m’as pas ménagé : pas le plus petit
espace de mon corps ne t’a échappé. Il est vrai que de mon côté, je me suis dépensé
sans réserves. Le capharnaüm qui règne ici prouve bien ma précipitation maladroite
et ton insatiable gourmandise.
Et, maintenant, je suis là, tel le boxeur qu’un uppercut a envoyé définitivement au tapis
et qui tente de revivre son combat pour évacuer l’insondable sensation de solitude
qui succède aux tensions extrêmes.
Mais, toi, où es-tu en ce moment ?... En disparaissant pendant mon sommeil,
peut-être as-tu voulu me faire comprendre que tu me domines, que je suis l’objet de
tes désirs les plus fous et que mon espace de liberté ne dépend que de ton bon vouloir.
Qu’importe, la nuit prochaine, tu seras de nouveau contre moi et je prendrai ma revanche…
salopard d’enfoiré de moustique de merde !... "
Waouh! c'est chaud à l'atelier d'écriture, je dirais même plus chaud bouillant !
Merci à Pierre pour le texte et les photos
C’est une bien étrange aventure qu’ont vécus nos amis partis à la découverte du patrimoine
sylvestro-arboricole à Brix jeudi 25 mai. Ce jour là, Chantal et Daniel ont choisi de faire
visiter les jardins de « Clairbois » où se mêlent rhododendrons, magnolias, érables et autres
hydrangeas.
Le groupe qu’on voit poser avec le sourire pouvait-il se douter qu’il pénétrait dans une région
où rodent quelques êtres fantastiques abandonnés, dans cette région fort boisée, par les vikings
bien connus pour pratiquer le troc, elfes, gobelins, nains accompagnés de plaies et bosses
distribuées généreusement contre …or et argent sous forme de vaisselles ou bijoux et des
esclaves à l’occasion. Pourtant, il y a des signes qui ne trompent pas, quelques gouttes de pluie,
un ciel si bas ( qu’un canal s’est perdu…) et une baisse de la température autant d’indices qui
montrent que la sorcellerie est à l’œuvre dans la contrée. Certains d’entre vous ont peut-être
vu le projet Blair Witch…
Insouciants, nos visiteurs se laissent submerger par l’orgie de couleurs qu’offrent rhododendrons
et azalées sans se rendre compte du trouble qui gagne progressivement leur esprit et modifie
leur sens des réalités, l’ensorcellement est à l’œuvre..
Déjà, quelques-uns se rendent compte qu’il se passe quelque chose d’anormal,
le groupe se divise et perd progressivement le sens de l’orientation. Pourtant,
malgré l’inquiétude ambiante, certains ont encore confiance. Ils ont tort comme
le montre la suite…
S’enfonçant de plus en plus dans la végétation luxuriante du parc, ils ont de plus en plus de
mal à avancer et, très rapidement, ils se perdent de vue les uns les autres. La peur s’empare
des esprits et sa compagne, l’angoisse, fait des ravages…
Mal inspiré, un groupe pénètre de plus en plus profondément dans le bois au
risque de faire des rencontres désagréables, des gobelins échappés du château
de Crosville par exemple.
D’autres craquent malgré les propos rassurants de nos deux organisateurs qui
sont un peu inquiets, quand même, de ne plus voir personne.
Heureusement, ce bouquet de Kalmia Latifolia, laurier américain dont les vertus
calmantes sont bien connues en homéopathie, servira de signe de ralliement et
c’est regroupés que nos amis retrouveront la sortie. Ouf, tout est bien qui finit bien.
Vous l’aurez compris, toute cette histoire est le fruit de mon imagination (...un peu
malade pensez-vous à voix basse mais je vous entend si, si… simple affaire de
télépathie !)
Mais après tout, c’est de la faute à Edith qui m’envoie toujours des photos qui
stimulent mon imaginaire. Merci Edith, je te laisse la parole :
« Après avoir roulé sous la pluie, ce qui nous mettait le moral au plus bas,
nous avons visité le jardin sans une goutte d'eau. Il ne faisait pas chaud
mais le propriétaire nous a fait oublié le temps maussade avec la
présentation de ses plantations nouvelles (à voir dans 2 ou 3 ans), les
réalisations de ses parents,
Monsieur et Madame Egon : beaucoup de rhododendrons,camélias et la
maîtrise d'un bois que nous avons arpenté allégrement dans la bonne
humeur.
Comme d'habitude nous avons "collationné"avec, au menu, un délicieux
cake à la pistache, un autre aux fruits, moult madeleines cidre bouché et
jus de fruits »
Et, en effet, tout le monde se retrouve, dans la grande tradition gauloise (vous
savez bien ces irréductibles qui ont résisté à César) autour d’une table bien
garnie… en cakes de toutes sortes et boisson normande cela va de soit.
Encore une légende rurale qui viendra alimenter les veillée d’AVF…
Pour ceux qui veulent plus de détails sur ce jardin de Clairbois, ils trouveront
leur bonheur sur le site
http://www.jardindeclairbois.com/historique-du-jardin.php
JUIN 2011
Mercredi 1 : Assemblée Générale Ordinaire. Salle Saint Laurent, à 14 h 30.
Venez nombreux. Un pot de l’amitié clôturera cette Assemblée Générale.
Jeudi 9 : Assemblée Générale Régionale, à Verneuil.
Jeudi 9 et Mardi 14 : Apprendre à coudre avec sa machine.
Pour les personnes déjà inscrites.
Mercredi 15 : Cuisine au Lycée Arcisse de Caumont, de 16 h 30 à 19 h 30.
L’animation sera assurée par Monique BOUTRY avec une autre animatrice.
Le plat choisi n’est pas encore retenu.
Samedi 18 et Dimanche 19 : Exposition des travaux des Adhérents AVF.
Salle Saint Laurent. Présentation d’une collection de papillons ainsi qu’une projection
de diapos sur les insectes de notre jardin.
Le samedi 18 aura lieu le vernissage de l’exposition à 11 h 30. ouverture de l’exposition
de 14 h à 18 h.
Le dimanche 19 : ouverture de 9 h à 12 h. et de 14 h à 18 h.
Lundi 20 : Conférence « Les roses normandes anciennes », par Eric LENOIR,
créateur du jardin. A Balleroy. Inscriptions jusqu’au 30 mars.
Vendredi 24 : Dictée à 14 h 30 au local.
Mardi 28 : Randonnée pédestre à la journée de fin d’année.
« Le bocage virois et les balcons du Sud-Manche ».
Départ Bayeux : à 9 h du centre commercial Emeraude.
Destination : Champ-du-Boult. Prévoir son pique-nique.
Vacances d’été : A partir du 2 juillet 2011
Dates à retenir :
Vendredi 1er juillet : Défilé
costumé des Fêtes Médiévales.
En nocturne. Venez nombreux, tous les renseignements complémentaires vous
seront donnés ultérieurement.
Mercredi 14 septembre : Réunion de
rentrée, à la
salle saint Laurent, à
14 h 30.
Lundi 12 : Reprise des activités. Aux heures et jours habituels pour chaque animation.
En déambulant dans les rues de notre belle cité, il faut lever les yeux ( en général le nez
suit le mouvement, c’est anatomique !) pour découvrir des curiosités comme celles que
je vous propose ci-après. Il ne vous sera pas difficile de trouver l’endroit où on peut les voir.
Ces huit clés de voûte sculptées appartiennent à la même façade ; dans quelle rue se
trouve-t-elle ? Chaque groupe de quatre sculptures raconte une histoire ou évoque, de
façon allégorique, la vie : Quelle est cette histoire ?
La photographie suivante montre, à gauche, la partie supérieure d’une façade d’une maison
du 18ème siècle (comme l’atteste la date inscrite dans un cartouche) et, à droite, ce qu’on
peut découvrir quand on franchit le porche de cette maison. Où se trouve cette maison ?
Quelles étaient donc les motivations du propriétaire de cette maison, lorsqu’il l’a faîte
construire, pour la décorer de cette belle tête de loup ( car il s’agit d’un loup très
probablement) au dessus de laquelle se trouve la tête d’une diane chasseresse peut-être.. ?
Etait-il Lieutenant de louveterie sous l’ancien régime (il y avait encore de grands massifs
forestiers à proximité de Bayeux) ?
Etait-il un grand chasseur devant l’éternel ou bien un « Tartarin » (ce qui expliquerait la
présence du Lion et de la lionne dont les têtes en bronze encadrent cet ancien bec de gaz
au dessus du passage) ?
Plus fantastique encore, le propriétaire se transformait-il en loup garou les nuits de pleine lune ?
Question subsidiaire :
ce passage, encore pavé, a une particularité historique, laquelle a votre avis ?
Bon courage et n’oubliez pas de faire un commentaire pour cela, je vous le rappelle,
il suffit de cliquer sur « ajouter un commentaire » et d’écrire dans la fenêtre qui s’ouvre.