Partager l'article ! Les Vikings dans la littérature française 3: Charles Hubert Millevoye (1782-1816) écrit, à la même époque, un ...
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Charles Hubert Millevoye (1782-1816) écrit, à la même époque, un
poème en quatre chants intitulé « Alfred, roi d' Angleterre » dans lequel
il évoque, au premier chant, le combat d'Alfred et de Ubba le scandinave.
Voici le lien pour ce chant :
http://books.google.fr/books?id=MvgqAAAAYAAJ&pg=PA173&lpg=PA173&dq=alfred+roi+d'angleterre+millevoye
&source=bl&ots=oi7ZXo7CKl&sig=h-KY1a2BkJFec_2gYfU1ixJdSdw&hl=fr&sa=X&ei=89M4T_TdCKfA0QXHh4SaAg&sqi
=2&ved=0CE8Q6AEwCA#v=onepage&q&f=false
Charles Victor Prévost d'Arlincourt(1788-1856) écrivit un poème épique
intitulé « Charlemagne ou la Caroléide » dans lequel il exalte le courage et
la force des Scaldes ou Scandinaves :
« le Scalde voit la mort et rit... »
« être libre ou mourir est notre cri de guerre
à haïr les tyrans nous instruisons la terre »
Joseph Arthur de Gobineau (1816-1882) est l'auteur d'un essai sur
l'inégalité des races humaines dans lequel il écrit à propos des Normands :
« Les Normands n'ont pas transformé le caractère de leurs sujets ;
ils étaient trop peu nombreux pour obtenir un pareil résultat. Ils se
sont perdus au sein des masses populeuses qui n'ont fait qu'augmenter
autour d'eux, et dans lesquelles les invasions tatares du moyen âge ont,
sans cesse et sans mesure, augmenté l'influence énervante
du sang finnique »
( NDLR : finnique= groupe de langues finno-ougriennes comprenant le
groupe balto-finnois, le groupe volgaïque et les langues permiennes.
Source dictionnaire Larousse électronique)
Mais il est temps de laisser la parole àJean Renaud pour conclure :
« Le thème des vikings revient sans cesse dans la littérature
française. Au moyen âge, les auteurs insistent sur leur nature
terrifiante. Au 18ème siècle, on oublie leur barbarie, on prône leur
supériorité. Lors de la vague romantique, on exalte leur esprit
d'aventure, leur férocité et leur bravoure. Chateaubriand s'intéresse
à eux, Leconte de Lisle leur fait une place dans sa poésie,
Victor Hugo rédige Athélie. Après un flot de poésie et d'écrits
régionalistes, les romanciers s'emparent du thème, à commencer
par Eugène Sue et, tout au long du 20ème siècle, ont peine à échapper
au tenace héritage romantique. »
Ne dit-on pas « Charité bien ordonnée commence par soi-même »,
Jean Renaud, par modestie, n'a pas voulu, semble-t-il, faire sienne cette
devise et pourtant il est l'auteur de nombreux ouvrages sur les vikings
dont le livre ci-dessous « La Normandie et les Vikings »